Marge commerciale
Ce qui reste des ventes une fois payé ce qu'on a acheté pour les faire : ventes de marchandises moins coût d'achat des marchandises vendues. C'est l'indicateur roi du négoce et du commerce.
Solde intermédiaire de gestion, exprimé en euros ou en taux (marge ÷ ventes).
Ce que cette ligne contient
Le chiffre d'affaires de revente, hors production propre.
Achats de marchandises corrigés de la variation de stock.
Comment l'interpréter
Montée en gamme, meilleure négociation d'achat, ou baisse des remises accordées.
Guerre des prix, déstockage, erreurs de tarification. Un point de taux perdu représente souvent plus que le résultat net de l'année.
Impact sur le bilan et la trésorerie
Tout le reste du compte de résultat se construit dessus.
Une marge faible laisse peu de place aux retards de paiement.
Une marge qui chute pendant que le stock monte signale des invendus.
L'œil du banquier
C'est le chiffre qu'il compare à la moyenne du secteur, parce qu'il est le même pour tout le monde dans un métier donné. Un écart de plusieurs points, dans un sens comme dans l'autre, demande une explication : avantage réel, ou modèle qui ne tient pas.
Une marge globale de 28 % peut cacher une famille à 42 % et une autre à 9 %. Et c'est la seconde qui occupe vos équipes.
Lire l'articleQuelles sont les autres pages importantes d'un bilan ?
Votre liasse fiscale, tableau par tableau : ce que contient chaque page, et celles que votre banquier scrute en premier.
Où est allé l'argent : immobilisations, stocks, créances, trésorerie. En trois colonnes : brut, amortissements, net.
D'où vient l'argent : capitaux propres, provisions, dettes financières et d'exploitation.
Le film de l'année : produits et charges d'exploitation, jusqu'au résultat d'exploitation.
Le financier, l'exceptionnel, la participation des salariés et l'impôt : jusqu'au résultat net.
Tous les mouvements d'investissement de l'année : acquisitions, cessions, virements, poste par poste. Pourquoi le banquier le scrute : il y voit si vous renouvelez votre outil de travail ou si vous vivez sur vos acquis, et ce qu'il pourrait prendre en garantie.
L'usure comptable de vos immobilisations : dotations de l'année et cumuls, mode linéaire ou dégressif.
Les risques provisionnés : dotations et reprises de l'exercice, nature par nature.
Qui vous doit quoi, ce que vous devez, et surtout à quelle échéance : à moins d'un an, de 1 à 5 ans, au-delà. Pourquoi c'est capital : c'est ici que le banquier lit votre mur de dette à court terme et la vraie liquidité de vos créances. Le tableau le plus parlant de toute la liasse pour un prêteur.
Le passage du résultat comptable au résultat imposable : réintégrations et déductions fiscales.
Vos pertes passées reportables : celles qui viendront réduire les impôts des années suivantes.
Ce que vous avez fait du bénéfice : réserves, dividendes, report à nouveau. Et des pépites cachées : engagements de crédit-bail, sous-traitance, loyers, rémunérations d'intermédiaires. Pourquoi le banquier adore : les dividendes prélevés et le crédit-bail absent du bilan sont ici, noir sur blanc.
Le détail fiscal des cessions d'actifs : gains, pertes, et leurs régimes d'imposition.
La richesse réellement créée par l'entreprise sur l'exercice (elle sert de base à la CVAE). Pourquoi ça compte : c'est d'elle que découlent l'EBE et votre capacité à payer les salaires, l'État… et les échéances de la banque. Un analyste la compare toujours à celle de votre secteur.
Qui détient l'entreprise : la liste des associés et la répartition des parts.
Vos participations dans d'autres sociétés : périmètre du groupe éventuel.
★ Les tableaux que votre banquier regarde en premier. Numérotation officielle des tableaux de la liasse fiscale (imprimés 2050 et suivants), dans la section « imprimés fiscaux » de votre plaquette.
Toutes les lignes, expliquées simplement
À quoi correspond cette ligne dans votre bilan ?
Déposez votre bilan : chaque ligne est analysée, comparée à votre secteur, et traduite en points forts et points de vigilance.
Analyser mon bilan gratuitement