Achats consommés
Ce que vous avez réellement consommé pour produire ou revendre : les achats de l'année, corrigés de la variation de stock. Acheter n'est pas consommer — ce qui reste en stock n'a pas encore coûté au résultat.
Charge d'exploitation. Le premier poste de coût de la plupart des entreprises de négoce et d'industrie.
Ce que cette ligne contient
Les produits destinés à être revendus en l'état.
Ce qui entre dans la fabrication.
La correction : un stock qui monte diminue la consommation de l'exercice, un stock qui baisse l'augmente.
Comment l'interpréter
Vos prix d'achat montent sans que vous les répercutiez, ou vos remises se sont érodées. La marge se vide par le haut.
Meilleure négociation, changement de fournisseur — ou simplement moins d'activité. Vérifiez lequel avant de vous en réjouir.
Impact sur le bilan et la trésorerie
Il détermine la marge brute, donc le socle de toutes les marges.
Décalé par les délais fournisseurs : ce que vous consommez ce mois-ci se paie souvent le suivant.
Lié au poste stocks et aux dettes fournisseurs.
L'œil du banquier
Il compare son évolution à celle du chiffre d'affaires. Deux courbes qui divergent signalent une perte de maîtrise des prix d'achat — le genre de dérive qui use une entreprise lentement, sans jamais déclencher d'alerte.
Ce que vous avez acheté n'est pas ce que vous avez consommé. Entre les deux, il y a le stock — et une erreur d'inventaire suffit à inventer ou à effacer une marge.
Lire l'articleQuelles sont les autres pages importantes d'un bilan ?
Votre liasse fiscale, tableau par tableau : ce que contient chaque page, et celles que votre banquier scrute en premier.
Où est allé l'argent : immobilisations, stocks, créances, trésorerie. En trois colonnes : brut, amortissements, net.
D'où vient l'argent : capitaux propres, provisions, dettes financières et d'exploitation.
Le film de l'année : produits et charges d'exploitation, jusqu'au résultat d'exploitation.
Le financier, l'exceptionnel, la participation des salariés et l'impôt : jusqu'au résultat net.
Tous les mouvements d'investissement de l'année : acquisitions, cessions, virements, poste par poste. Pourquoi le banquier le scrute : il y voit si vous renouvelez votre outil de travail ou si vous vivez sur vos acquis, et ce qu'il pourrait prendre en garantie.
L'usure comptable de vos immobilisations : dotations de l'année et cumuls, mode linéaire ou dégressif.
Les risques provisionnés : dotations et reprises de l'exercice, nature par nature.
Qui vous doit quoi, ce que vous devez, et surtout à quelle échéance : à moins d'un an, de 1 à 5 ans, au-delà. Pourquoi c'est capital : c'est ici que le banquier lit votre mur de dette à court terme et la vraie liquidité de vos créances. Le tableau le plus parlant de toute la liasse pour un prêteur.
Le passage du résultat comptable au résultat imposable : réintégrations et déductions fiscales.
Vos pertes passées reportables : celles qui viendront réduire les impôts des années suivantes.
Ce que vous avez fait du bénéfice : réserves, dividendes, report à nouveau. Et des pépites cachées : engagements de crédit-bail, sous-traitance, loyers, rémunérations d'intermédiaires. Pourquoi le banquier adore : les dividendes prélevés et le crédit-bail absent du bilan sont ici, noir sur blanc.
Le détail fiscal des cessions d'actifs : gains, pertes, et leurs régimes d'imposition.
La richesse réellement créée par l'entreprise sur l'exercice (elle sert de base à la CVAE). Pourquoi ça compte : c'est d'elle que découlent l'EBE et votre capacité à payer les salaires, l'État… et les échéances de la banque. Un analyste la compare toujours à celle de votre secteur.
Qui détient l'entreprise : la liste des associés et la répartition des parts.
Vos participations dans d'autres sociétés : périmètre du groupe éventuel.
★ Les tableaux que votre banquier regarde en premier. Numérotation officielle des tableaux de la liasse fiscale (imprimés 2050 et suivants), dans la section « imprimés fiscaux » de votre plaquette.
Toutes les lignes, expliquées simplement
À quoi correspond cette ligne dans votre bilan ?
Déposez votre bilan : chaque ligne est analysée, comparée à votre secteur, et traduite en points forts et points de vigilance.
Analyser mon bilan gratuitement