Résultat de l'exercice
Le bénéfice ou la perte de l'année, tel qu'il apparaît en bas du compte de résultat. Au bilan, il attend sa destination : mis en réserves, distribué, ou reporté.
Fonds propres temporaires, en attente d'affectation par l'assemblée générale.
Ce que cette ligne contient
L'année a créé de la valeur : le montant vient grossir les capitaux propres.
L'année en a détruit : le montant vient les réduire.
Comment l'interpréter
Amélioration de la rentabilité. La trajectoire compte autant que le montant : trois années en progression racontent une histoire.
Une perte isolée s'explique (investissement, année exceptionnelle) ; des pertes répétées rongent les fonds propres et alarment tout financeur.
Impact sur le bilan et la trésorerie
Vient grossir (ou réduire) les capitaux propres.
C'est lui, la dernière ligne du compte de résultat.
Un bénéfice n'est pas du cash : tout dépend du BFR.
L'œil du banquier
Le banquier regarde moins le résultat d'une année que sa trajectoire sur trois exercices, et ce que vous en faites. Réinvesti : excellent signal. Distribué intégralement chaque année : il s'interrogera.
Quelles sont les autres pages importantes d'un bilan ?
Votre liasse fiscale, tableau par tableau : ce que contient chaque page, et celles que votre banquier scrute en premier.
Où est allé l'argent : immobilisations, stocks, créances, trésorerie. En trois colonnes : brut, amortissements, net.
D'où vient l'argent : capitaux propres, provisions, dettes financières et d'exploitation.
Le film de l'année : produits et charges d'exploitation, jusqu'au résultat d'exploitation.
Le financier, l'exceptionnel, la participation des salariés et l'impôt : jusqu'au résultat net.
Tous les mouvements d'investissement de l'année : acquisitions, cessions, virements, poste par poste. Pourquoi le banquier le scrute : il y voit si vous renouvelez votre outil de travail ou si vous vivez sur vos acquis, et ce qu'il pourrait prendre en garantie.
L'usure comptable de vos immobilisations : dotations de l'année et cumuls, mode linéaire ou dégressif.
Les risques provisionnés : dotations et reprises de l'exercice, nature par nature.
Qui vous doit quoi, ce que vous devez, et surtout à quelle échéance : à moins d'un an, de 1 à 5 ans, au-delà. Pourquoi c'est capital : c'est ici que le banquier lit votre mur de dette à court terme et la vraie liquidité de vos créances. Le tableau le plus parlant de toute la liasse pour un prêteur.
Le passage du résultat comptable au résultat imposable : réintégrations et déductions fiscales.
Vos pertes passées reportables : celles qui viendront réduire les impôts des années suivantes.
Ce que vous avez fait du bénéfice : réserves, dividendes, report à nouveau. Et des pépites cachées : engagements de crédit-bail, sous-traitance, loyers, rémunérations d'intermédiaires. Pourquoi le banquier adore : les dividendes prélevés et le crédit-bail absent du bilan sont ici, noir sur blanc.
Le détail fiscal des cessions d'actifs : gains, pertes, et leurs régimes d'imposition.
La richesse réellement créée par l'entreprise sur l'exercice (elle sert de base à la CVAE). Pourquoi ça compte : c'est d'elle que découlent l'EBE et votre capacité à payer les salaires, l'État… et les échéances de la banque. Un analyste la compare toujours à celle de votre secteur.
Qui détient l'entreprise : la liste des associés et la répartition des parts.
Vos participations dans d'autres sociétés : périmètre du groupe éventuel.
★ Les tableaux que votre banquier regarde en premier. Numérotation officielle des tableaux de la liasse fiscale (imprimés 2050 et suivants), dans la section « imprimés fiscaux » de votre plaquette.
Toutes les lignes, expliquées simplement
À quoi correspond cette ligne dans votre bilan ?
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