Valeur ajoutée
La richesse réellement créée par l'entreprise : ce qu'elle produit, moins tout ce qu'elle a acheté à l'extérieur. C'est cette richesse qui se partage ensuite entre les salariés, l'État, les prêteurs et les associés.
Solde intermédiaire de gestion. Il mesure le poids économique réel, mieux que le chiffre d'affaires.
Ce que cette ligne contient
Ventes, production stockée et production immobilisée.
Achats consommés, sous-traitance, loyers, énergie, honoraires, intérim.
Comment l'interpréter
Vous internalisez davantage, ou vous vendez plus cher ce que vous transformez.
Recours accru à la sous-traitance, ou perte de pouvoir de négociation. Ni bon ni mauvais en soi — ce qui compte, c'est le choix assumé.
Impact sur le bilan et la trésorerie
De la valeur ajoutée découlent l'EBE, puis le résultat d'exploitation.
Indirect : c'est son partage qui consomme du cash, pas elle.
Rapportée aux effectifs, elle dit si l'outil productif est bien dimensionné.
L'œil du banquier
Il la rapporte à la masse salariale : combien d'euros de richesse créée pour un euro de salaire. Sous un certain seuil, l'entreprise travaille pour payer ses équipes, et il ne reste rien pour rembourser.
Le chiffre d'affaires mesure ce qui passe par vous. La valeur ajoutée mesure ce que vous créez. Entre les deux, il y a tout ce que vous achetez à l'extérieur.
Lire l'articleQuelles sont les autres pages importantes d'un bilan ?
Votre liasse fiscale, tableau par tableau : ce que contient chaque page, et celles que votre banquier scrute en premier.
Où est allé l'argent : immobilisations, stocks, créances, trésorerie. En trois colonnes : brut, amortissements, net.
D'où vient l'argent : capitaux propres, provisions, dettes financières et d'exploitation.
Le film de l'année : produits et charges d'exploitation, jusqu'au résultat d'exploitation.
Le financier, l'exceptionnel, la participation des salariés et l'impôt : jusqu'au résultat net.
Tous les mouvements d'investissement de l'année : acquisitions, cessions, virements, poste par poste. Pourquoi le banquier le scrute : il y voit si vous renouvelez votre outil de travail ou si vous vivez sur vos acquis, et ce qu'il pourrait prendre en garantie.
L'usure comptable de vos immobilisations : dotations de l'année et cumuls, mode linéaire ou dégressif.
Les risques provisionnés : dotations et reprises de l'exercice, nature par nature.
Qui vous doit quoi, ce que vous devez, et surtout à quelle échéance : à moins d'un an, de 1 à 5 ans, au-delà. Pourquoi c'est capital : c'est ici que le banquier lit votre mur de dette à court terme et la vraie liquidité de vos créances. Le tableau le plus parlant de toute la liasse pour un prêteur.
Le passage du résultat comptable au résultat imposable : réintégrations et déductions fiscales.
Vos pertes passées reportables : celles qui viendront réduire les impôts des années suivantes.
Ce que vous avez fait du bénéfice : réserves, dividendes, report à nouveau. Et des pépites cachées : engagements de crédit-bail, sous-traitance, loyers, rémunérations d'intermédiaires. Pourquoi le banquier adore : les dividendes prélevés et le crédit-bail absent du bilan sont ici, noir sur blanc.
Le détail fiscal des cessions d'actifs : gains, pertes, et leurs régimes d'imposition.
La richesse réellement créée par l'entreprise sur l'exercice (elle sert de base à la CVAE). Pourquoi ça compte : c'est d'elle que découlent l'EBE et votre capacité à payer les salaires, l'État… et les échéances de la banque. Un analyste la compare toujours à celle de votre secteur.
Qui détient l'entreprise : la liste des associés et la répartition des parts.
Vos participations dans d'autres sociétés : périmètre du groupe éventuel.
★ Les tableaux que votre banquier regarde en premier. Numérotation officielle des tableaux de la liasse fiscale (imprimés 2050 et suivants), dans la section « imprimés fiscaux » de votre plaquette.
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